L’Euro, c’est maintenant !

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L’Euro, c’est maintenant !

C’est le Jour-J. Ce vendredi débute en Pologne et en Ukraine l’Euro 2012 . L’occasion pour sport.fr de faire un dernier bilan global de la compétition.

Les favoris :

Pour cette édition 2012 de l’Euro, l’Allemagne, les Pays-Bas et surtout l’Espagne font figure d’ogres. La Roja, candidate à sa propre succession sera une nouvelle fois très bien armée malgré les forfaits de David Villa et de Carles Puyol. Andrès Iniesta, Xavi, Gérard Piqué, Xabi Alonso, Iker Casillas et consorts voudront être les premiers à remporter trois compétitions majeures d’affilée après l’Euro 2008 et la Coupe du Monde 2010. Face à eux, la Mannschaft aura des arguments à faire valoir. Les éléments du Bayern (Müller, Gomez, Lahm, Neuer, Kroos, etc) et du Real (Özil et Khedira) sortent de saisons pleines et ne s’arrêteront pas là. Deuxièmes de l’Euro 2008 et troisièmes du Mondial 2010, les Allemands tenteront de faire mieux. Sur leur route se dressera peut-être les Oranjes. Les Pays-Bas pourront se reposer sur une armada offensive exceptionnelle composée de Van der Vaart, Huntelaar, Van Persie, Sneijder ou encore Robben. Ca promet.

Les outsiders :

Parmi les outsiders, on retrouve les grands habitués des joutes internationales. L’Italie, la France, le Portugal et l’Angleterre pourraient truster les derniers tours de la compétition. Si Pirlo et Balotelli, Benzema et Ribéry, Gerrard et Rooney ou encore Cristiano Ronaldo et Nani sont en forme, il sera dur de leur résister. Alors que les Anglais sont confrontés à des blessures embarrassantes (Barry, Cahill, Lampard), les Italiens sont secoués par le Calcioscommesse, Les Français inquiets de leur friabilité défensive et les Portugais en pleine crise de confiance. Géants au pied d’argile, il faut pourtant s’attendre à voir certains briller, et d’autres tomber prématurément.

Les stars de la compétition :

Bon nombre de joueurs pourraient enflammer la compétition. A commencer par les Espagnols. Xavi, Iniesta et David Silva en pôle. Flambants avec la Juventus, Buffon et Pirlo sont en forme et pourraient être aidés de Balotelli pour tirer la Squadra Azurra vers le haut. Pour remporter le Ballon d’Or, Cristiano Ronaldo va devoir être brillant. Dans son groupe, les Pays-Bas des Robben, Van Persie, Sneijder et Van der Vaart sont d’ores et déjà bouillants. Tout comme la Mannschaft emmenée par les Munichois (Schweinsteiger, Kroos, Müller, Gomez, Lahm), les Madrilènes (Özil et Khedira) et les jeunes pousses de Dortmund (Götze et Hummels). Même amoindries par des blessures de dernière minute, l’Angleterre de Gerrard, Terry et Rooney (suspendu pour les deux premières rencontres) aura fière allure. Esseulés dans leurs sélections, Cech, Ibrahimovic, Modric et Arshavin devront assumer leur rôle de porte-drapeau. Mais n’oublions pas l’essentiel, nous attendons tous que Lloris, Benzema, Ribéry et Nasri nous fassent rêver. Avec tant de joyaux, l’Euro ne peut être que sensationnel.

Pour les Bleus, l’Euro ?

Dans le groupe qu’elle partage avec l’Angleterre, la Suède et l’Ukraine, l’équipe de France est favorite. Et d’autant plus depuis que les Anglais sont amputés de certains de leur meilleurs joueurs (Lampard, Barry et Cahill en plus de Ferdinand et Rooney, suspendu pour deux matches). Si la France se qualifie pour les quarts de finale, elle affrontera le 1er ou le 2e du groupe C composé de l’Italie, l’Espagne, la Croatie et l’Irlande. Si la Roja semble promise à la tête de la poule, l’Italie se battra avec la Croatie. Trois adversaires coriaces pour les Bleus. Surtout si la défense tricolore ne règle pas ses problèmes. Avec un peu plus de vigilance, une place dans le dernier carré semble envisageable.

Le contexte en Pologne et en Ukraine :

La politique a prit le pas sur le sport avec cet Euro. Rapidement, la question d’un boycott a été posée. En ligne de mire, les médias pointent du doigt le procès de l’opposante ukrainienne Ioulia Timochenko. D’autres scandales pourraient (devraient?) ressortir durant la compétition. Avec la crise et les difficultés du pays, ce sont les riches oligarques qui ont obtenu les chantiers des stades. Sans appels d’offres souvent. Miné par la prostitution, la violence et les vols, le pays risque gros si la situation déborde. La Pologne, dont les hooligans continuent à terroriser les stades n’est pas forcément mieux loties. Espérons que l’Euro reste une fête.

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