EURO 2012 : L’Italie n’est pas si contrariée

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EURO 2012 : L’Italie n’est pas si contrariée

Soi-disant affaiblie par le Calcioscommesse et les absences de Barzagli et Criscito, l’Italie a répondu présente contre l’Espagne (1-1). Imperméable en défense jusqu’au coup de génie de Silva, la Nazionale a rappelé à ses détracteurs qu’elle reste l’un des équipes les plus solides de la compétition. Timorée en attaque, elle va pourtant devoir trouver des solutions.

On la disait malade, vieillissante, minée par l’affaire du Calcioscommesse. On la pensait faible, friable et pas du tout prête. Il n’en est rien. L’Italie est bel et bien présente dans cet Euro. La copie convaincante qu’elle a rendu contre l’Espagne en est la preuve. Face à la meilleure équipe du monde, privée certes de Puyol et Villa, et en manque d’inspiration, la Squadra Azzurra a prouvé sa force, mentale et physique, malgré le match nul (1-1). Cesare Prandelli, le sélectionneur transalpin, ne boudait pas son plaisir après la rencontre regrettant simplement d’avoir été rejoint au score trois minutes après avoir ouvert le score. “Ce qui m’a vraiment contrarié, c’est qu’on leur a donné l’occasion d’égaliser trop vite. Il aurait fallu qu’ils aient plus mal, qu’ils commencent à douter. Mais ce résultat nous va. On a vu une équipe qui avait envie de jouer. On doit pouvoir progresser, mais la mentalité est très bonne“, a-t-il déclaré en conférence de presse à l’issue de la rencontre.

Di Natale, l’entrée gagnante

Cesare Prandelli a en effet de quoi se réjouir. Après la suspension de Domenico Criscito, par la fédération italienne suite au Calcioscommesse, et le forfait d’Andrea Barzagli, le coach de la Nazionale a tenté le pari d’instaurer une défense à trois. Le moins que l’on puisse dire c’est que Bonucci, Chiellin et De Rossi ont tenu la baraque. Il faudra une merveille de passe de Silva dans la course de Fabregas pour prendre Buffon et son arrière-garde à revers. Si sa défense a été solide, la Squadra Azzurra peut en revanche s’inquiéter du rendement de son attaque. Très discret, voire inexistant, Balotelli n’a rien montré. Il aurait pu être le héros lorsqu’il partit seul au but, mais sa lenteur et son manque d’initiative permit à Sergio Ramos d’intervenir. Sorti suite à cette action, il laissa sa place à Di Natale, buteur quatre minutes après son entrée. Entreprenante mais peu en réussite, à l’image de Marchisio, Cassano et Pirlo, l’Italie, fidèle à elle-même, s’appuiera sur sa défense durant tout l’Euro. C’était déjà le cas en 2006 lors de son sacre mondial, souhaitons-lui pareil dénouement.

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