EURO 2012 :L’Allemagne, symbole fort de l’Euro

241

EURO 2012 :L’Allemagne, symbole fort de l’Euro

L’Allemagne a sorti la Grèce de l’Euro 2012 (4-2) au terme d’un quart de finale entièrement dominé par la Mannschaft. Après avoir miraculeusement égalisé, les Hellènes ont sombré à cause de leur limites techniques notamment. Alors que Joachim Löw avait fait souffler quelques titulaires, leurs remplaçants ont brillé à l’image de Klose ou Reus. Les Allemands, dans leur glaciale rigueur, ont impressionné et accèdent aux demi-finales dans la peau du grand favori de la compétition.

Allemagne – Grèce. L’ogre contre le petit poucet. Le principal favori contre le plus improbable outsider. Difficile d’imaginer David titiller Goliath tant la différence entre les deux équipes semble colossale. Les premières minutes de la rencontre viennent immédiatement planter le décor. Les Allemands attaquent, les Grecs subissent, regroupés devant leur but.

Acculés dans leurs retranchements après à peine quelques secondes de jeu, les Hellènes craquent dès la quatrième minute. Khedira place une lourde frappe, mal écartée par Sifakis. Klose pousse le cuir au fond des filets mais ne saute pas de joie, l’arbitre assistant avait levé son drapeau (4e). Sur la pelouse lourde et grasse du stade de Gdansk, la Mannschaft ne force pas mais domine outrageusement. Un enchaînement extraordinaire entre Klose, Reus et Özil aurait pu aller à son terme si le dernier cité avait frappé avec plus de convictions (24e).

Il faudra attendre la demi-heure de jeu pour voir la Grèce sortir un peu et inquiéter Neuer. Ninis, d’une frappe molle du droit oblige le gardien du Bayern à se coucher (32e). Les Allemands tentent de frapper de loin à l’image de Schürrle (33e) et Khedira (36e). La décision viendra pourtant du latéral gauche de l’Allemagne. Lahm reçoit le cuir aux 25 mètre et déclenche un tir flottant et trouve le fond des filets de Sifakis (1-0, 39e). A force de jouer avec le feu, la Grèce s’est brulée. Mais n’a pas dit son dernier mot.

La Grèce réagit puis s’écroule

Car enterrer les Grecs serait oublier l’incroyable détermination et générosité de ses éléments. En contre, les Hellènes sont plus tranchants et mettent la défense allemande en difficulté. Sur un rush en solitaire, Salpingidis échappe à Lahm et offre un caviar à Samaras, plus rapide que Boateng, dont la reprise à bout portant trompe Neuer (1-1, 55e). Quel coup de tonnerre ! La Grèce, pourtant si inoffensive, recolle au score. Piquée au vif, l’Allemagne réagit de suite et reprend l’avantage grâce à une reprise de volée soudaine de Khedira sur un centre de Boateng (2-1, 68e).

Vexée d’avoir encaissé un but, la Mannschaft va ensuite punir les Grecs. Klose, suite à un coup-franc d’Özil, saute plus haut que tout le monde et marque de la tête (3-1, 74e). Désunis, les Hellènes laissent des boulevards dans leur défense. Alors que Klose butte sur Sifakis, Reus surgit et reprend frénétiquement de volée le cuir. La barre transversale en tremble encore, les filets aussi (4-1, 74e). Les Grecs réduiront finalement le score sur un penalty Salpingidis, relatif à une main de Boateng dans la surface (4-2, 89e).

L’Allemagne, impressionnante de rigueur, était trop forte et accède aux quarts de finale. La Mannschaft est LA grande favorite de la compétition.

0 Partages