Rached Ghannouchi accuse des “anarchistes staliniens” de vouloir semer le chaos

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Le chef du mouvement islamiste tunisien “Ennahdha” Rached Ghannouchi a accusé mardi “certaines parties” qu’il a qualifié d’”anarchistes staliniens”, d’être à l’origine des troubles qui opposé dimanche forces de l’ordre et manifestants à l’occasion de la célébration de la journée des martyrs.

“La Tunisie n’est pas menacée par la dictature, mais par l’anarchie”, a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.

Les heurts au cours desquels la police a violemment repoussé les manifestants, se sont produits notamment sur l’avenue Bourguiba, principale artère de la capitale, interdite aux manifestations depuis près de deux semaines pour cause de troubles à l’ordre public. Ils ont causé de nombreux blessés des deux côtés et conduit à des interpellations dont le nombre n’a pas été précisé.

Rached Ghannouchi a pointé du doigt “des parties qui après leur échec aux élections, empruntent une voie anarchiste stalinienne pour tenter d’obtenir dans la rue ce qu’ils n’ont pas pu avoir par les urnes”. Sans identifier les parties visées, il a toutefois précisé qu’il ne mettait pas en cause toute l’opposition “dont certains partis étaient nos alliés”.

Le leader du parti islamiste, vainqueur des élections d’octobre dernier, a condamné la violence “d’où qu’elle vienne que ce soit de la police ou des manifestants”.

Selon lui, “dans un Etat de droit, personne ne doit imposer le fait accompli”, en évoquant les plaintes des propriétaires des établissements commerciaux et touristiques qui se disent touchés par la multiplication des manifestations au centre de la capitale.

M. Ghannouchi a, par ailleurs, rejeté les accusations selon lesquelles des milices d’Ennahdha auraient prêté main forte aux forces de l’ordre pour réprimer les manifestants.

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