Fin du rêve pour l’OM

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Fin du rêve pour l’OM

L’Olympique de Marseille n’a pas réussi l’exploit sur la pelouse du Bayern Munich (2-0), ce mardi, en quart de finale retour de la Ligue des champions. Un doublé d’Olic (13e et 37e) a mis fin à l’aventure européenne des Phocéens, déjà battus sur le même score au Vélodrome. Reste désormais à la troupe de Didier Deschamps de s’appliquer pour bien terminer la saison, avec le Clasico de dimanche et la finale de la Coupe de la Ligue.

Un miracle était attendu. Il n’a pas eu lieu. Battu sans réelle contestation possible il y a une semaine et contraint de remonter un handicap de deux buts, l’Olympique de Marseille n’a pas fait mentir les statistiques, qui ne le lui donnaient que 3% de chance de se qualifier après le match aller. L’Olympique de Marseille pourra toutefois nourrir des regrets et se poser cette question : quel aurait été le scénario du match si Brandao (8e) et surtout Morel (11e) avaient converti les premières occasions du match ? Car dans la foulée du raté du latéral gauche olympien, pourtant en position idéale et qui trouvait le moyen de tirer sur Neuer, le Bayern ouvrait la marque. Sur le contre, Ribéry, bien plus en jambes qu’au Vélodrome, servait Olic, qui coupait la trajectoire du centre et ouvrait le score (12e, 1-0). Dès lors, les chances olympiennes étaient réduites à néant. Surtout que peu avant la pause, le Bayern, en plein coeur d’une domination outrageuse, doublait la mise sur un nouveau but de l’inusable Olic (38e 2-0). Déjà bourreau de Lyon il a deux ans en demi-finale de la C1, le Croate se rappelait au souvenir du football français, lui qui remplaçait en pointe Mario Gomez, laissé au repos, à l’instar d’Arjen Robben également sur le banc.

Mandanda a fait le boulot

On a eu des occasions. Ils nous ont fait très mal dans l’efficacité“, pouvait regretter Didier Deschamps à la mi-temps sur TF1. Un raccourci quelque peu subjectif de l’entraîneur marseillais, tant son équipe a eu chaud à de multiples reprises dans le premier acte, sans se montrer réellement dangereuse, dans les 45 premières minutes ou par la suite. Certes, Neuer avait dû s’employer devant Mbia (16e) et Brandao avait tiré de peu à côté (22e), avant de placer une tête largement au-dessus alors qu’il était seul au deuxième poteau (66e). Mais après avoir quelque peu subi, le Bayern a rapidement fait respecter sa loi. Dépassée, la défense marseillaise n’était pas loin de craquer, mais pouvait se reposer sur un grand Mandanda. Le gardien phocéen faisait regretter son absence au match aller en sortant le grand jeu devant Kroos puis Tymoschuk (26e) ou sur une tête de Müller (29e), alors que Kroos, encore lui, trouvait le poteau (32e).

Retour au quotidien pour l’OM

En étant mené 2 à 0, il faut faire en sorte de faire de faire honneur jusqu’au bout, de rester sérieux et appliqué en cherchant à marquer“, avait réclamé Deschamps, toujours à la pause. Ses joueurs ne l’auront pas écouté. Face à un Bayern déjà qualifié et qui baissait sensiblement le pied, les Olympiens, qui n’auront pas souvent tenu la comparaison lors de cette double confrontation, ne parviendront même pas à sauver l’honneur. Ils quittent la tête basse la scène européenne, sur un dixième match sans victoire et en laissant la France derrière le Portugal à l’indice UEFA. Un détail dans cette soirée qui aura des conséquences pour le football français ces prochaines années. Pas sûr que cela empêche les Phocéens de dormir, alors que se profilent dimanche le Clasico contre le PSG et la finale de la Coupe de la Ligue face à Lyon le 14 avril prochain. Les deux derniers rendez-vous majeurs de l’OM en cette fin de saison. Le Bayern, de son côté, retrouvera sûrement en demi-finale le Real Madrid, en ballotage plus que favorable contre l’APOEL Nicosie, pour espérer continuer à rêver d’une finale dans son écrin de l’Allianz-Arena. Où aura sonné le glas du parcours des clubs français en Europe cette saison.

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