Les djihadistes vont quitter la zone démilitarisée d’Idlib, dit l’opposition

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AMMAN (Reuters) – Les djihadistes vont probablement quitter la zone démilitarisée dont les contours ont été dessinés par la Turquie et la Russie après un accord conclu entre Ankara, disent les groupes rebelles modérés.

Quelque trois millions de civils, tous hostiles à Damas, vivent à Idlib, au côté de dizaines de milliers de combattants, djihadistes liés à Al Qaïda ou rebelles plus modérés soutenus par la Turquie.

La Russie et la Turquie sont convenues la semaine dernière d’établir à compter de la mi-octobre une zone démilitarisée dans cette province syrienne afin de séparer les forces gouvernementales et les rebelles, pour la plupart des combattants djihadistes, et éviter une offensive des forces loyalistes qui aurait probablement entraîné de lourdes pertes dans la population civile.

Un haut responsable de l’opposition syrienne affirme que des émissaires de l’alliance islamiste Tahrir al Cham, composée en grande partie de combattants du Front Al Nosra, ont contacté l’armée turque pour lui faire savoir qu’ils se conformeraient aux termes de l’accord.

“La situation va dans le bon sens et Tahrir al Cham s’est engagée à respecter l’accord sans le dire publiquement”, a déclaré ce responsable qui dit tenir ses informations de source turque et qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat.

La zone tampon doit devenir opérationnelle mi-octobre et les rebelles “d’orientation radicale”, y compris le Front Al Nosra, en seront exclus et devront avoir quitté la région.

Des soldats russes et turcs patrouilleront dans cette zone large de 15 à 20 km d’où seront retirées toutes les armes lourdes.

L’existence de cette zone démilitarisée repose sur le retrait des groupes djihadistes qui, s’ils s’y maintenaient, pourraient faire voler l’accord en éclats et précipiter le lancement de l’offensive pro-gouvernementale que Damas prépare depuis des mois.

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