Aux médias, histoire de faire un peu plus le parallèle avec Nasri ? Il est vrai que Balotelli n’a pas été épargné par la presse transalpine après ces deux premiers matches à l’Euro. Comment aurait-il pu en être autrement ? Décevant contre l’Espagne, avec en plus une occasion en or gâchée, il n’a pas non plus brillé quatre jours plus tard devant la Croatie, se faisant remplacer à chaque fois par Antonio Di Natale à une demi-heure de la fin des deux matches. Peut-être que son cri du cœur s’adressait au banc de touche ? Cesare Prandelli ne l’avait pas épargné en conférence de presse la veille du match. “Si on l’aime bien, ce garçon, il faut lui dire certaines vérités. Moi je le fais. S’il veut devenir un grand joueur, il doit savoir s’adapter aux difficultés“, avait lancé le sélectionneur italien, qui avait tranché contre l’Irlande : c’est sur le banc que Balotelli a débuté, avant de rentrer en jeu à la 74e, pour le résultat que l’on connait. A moins que ce ne soit finalement ceux qui l’ont visé par des cris de singe à qui Balotelli voulait s’adresser.
Difficile de le savoir, surtout que le principal intéressé a royalement ignoré les médias à l’issue de la rencontre. Interrogé sur le cas de son joueur Prandelli n’a quant à lui pas changé d’un iota son discours : Balotelli doit “accepter la critique et le banc s’il veut devenir un champion“. “Nous aimerons vraiment qu’il exprime tout son potentiel“, a pris soin d’ajouter le sélectionneur, comme pour booster un peu plus le bad boy du football italien. Ce but pourrait d’ailleurs lui servir de déclic pour la suite de la compétition. Pas sûr toutefois qu’il lui permette de retrouver sa place de titulaire pour les quarts de finale, puisque le duo Cassano – Di Natale a donné satisfaction dans le schéma tactique en 4-4-2. A voir si Balotelli acceptera un statut de joker de luxe désormais…

